Critique : Mass Effect 2

Lorsque l’on fini Mass Effect 2, le premier mot nous venant à l’esprit est Grandiose. Car oui, le jeu est moins RPG que Mass Effect premier du nom, mais en reste un excellent jeu quand même : un space-opera inoubliable. Explications !

Le Normandy explose en plein milieu de l’espace et le Lieutenant Shepard (vous lui donnez le prénom que vous voulez, personnellement « Cobb Shepard ») s’écrase comme une crêpe (enfin on suppose) sur une planète : voici le début de Mass Effect 2. Deux ans plus tard, il se réveil sur une table d ‘opération : Cerberus, organisation humaine assez « radicale » commandée par le mystérieux Homme Trouble, l’a reconstruit, presque ressuscité, pour qu’il travaille a son compte. Enfin travailler, juste sauver la Terre quoi, la routine. Ainsi, Shepard va devoir combattre les Moissoneurs, cruelle race d’extra-terrestres, et pour cela former une équipe : ainsi le but du jeu se révèle être surtout de former son équipe, aussi diverse que variée, composée en tout et pour tout de 12 membres. Au fil de missions spéciales à chaque individu, vous pourrez acquérir sa loyauté, mais aussi lui attribuer des points d’expérience dans différents pouvoirs. Car le gameplay s’organise autour de trois éléments : les armes, les pouvoirs et la gestion de son équipe. Les armes se trouvent dans les différents niveaux, tout comme les munitions, et différentes : vous pouvez en porter quatre, dont une lourde (lance-boule, fusil Moissoneur…). Les pouvoirs sont liés au type de soldat, la classe, que vous choisissez ; vous en possédez quatre aussi, et pouvez les activés par un raccourci (par exemple, en appuyant sur L2 vous enverrez une ennemi dans les airs). Quand à la gestion d’équipe, ce n’est pas le point fort du jeu, vous pouvez seulement indiquez des abris et des cibles a vos coéquipiers (deux que vous choisissez lors de chaque mission). Les ennemis sont variés, selon les planètes, et vous pouvez lire des tas et des tas d’informations sur les races d’aliens et codex dans votre Journal, tout comme un bon RPG !

Parlons maintenant de la gestion du monde ouvert : ne vous y trompez pas, Mass Effect 2 n’est pas aussi ouvert que ce que propose
 un Elder Scrolls ou un GTA. Car on passe du temps sur son vaisseau, le Normandy II, à discuter avec l’équipage et décider des destinations où aller : de nombreuses nébuleuses sont disponibles, chacune contenant des amas de planètes que vous pouvez visiter (pas à proprement parler, vous scanner des planètes inconnues à la recherche d’anomalies pour ainsi obtenir 100 % à chaque nébuleuse, en plus des missions). Ainsi, si l’espace de jeu est assez grand en apparence, il l’est un point moins lors des missions : on restera plus dans des couloirs, même si l’espace à visiter peut grandement varier d’une mission à l’autre. On reviendra dans des lieux connues pour plusieurs missions, comme Omega ou la Citadelle; D’ailleurs, les gars du level-design de chez Bioware ont effectués un travail remarquable ! Car peu d’endroits se ressemble, et même si certains restent un peu fermés, ils sont tellement nombreux que l’on comprend leur « fermeture » ! Les missions secondaires sont toujours là, que vous pouvez activer auprès des habitants. Elles sont elles aussi travaillées, et grossissent la durée de vie du jeu soit un peu moins de 20h en ligne droite et plus de 30h en fouillant un peu tout. Bien sûr, on peut toujours parcourir les galaxies une fois le jeu fini, ou bien le recommencer en mode hardcore.

La fin du jeu, il faut le savoir, est mémorable. Le jeu l’est tout autant, car au fur et à mesure que l’on parcours l’espace, la musique nous berce, les drames ou les moments de gunfight -nombreux- nous font frissonner. Le scénario est plus sombre que le premier Mass Effect, ce qui se ressent tout au long du jeu. Les choix lors dès dialogues sont toujours présent, et différencieront la fin d’une mission et votre pragmatisme ou conciliation, deux facettes de Shepard qu’il faudra développer : soit vous êtes autoritaire et ne faites pas dans la dentelles, soit vous essayez d’arranger tout le monde en pensant aux autres avant tout. Nouveauté par rapport au précédent M.E. : vous pouvez interrompre une conversation en appuyant sur L2 ou R2 lorsque ces derniers s’affiche, par exemple pour tuer ou non un ennemi, ou même consoler un PNJ. Shepard peut même danser, ce qui est étonnant et un peu en trop, quoique c’est marrant de voir un sauveur-intergalactique de danser sur une musique alien !

La musique est inoubliable, marquant de grands moments comme dans un film hollywoodien, à l’instar de … Star Wars. Hum. Les graphismes quant à eux sont sublimes, la version PS3 ayant bénéficié d’un lissage graphique, car sortie un an plus tard que la version 360 même si on note un peu d’aliasing. D’ailleurs, un grain pellicule est activé automatiquement, ce qui paraît assez bizarre au début, mais vous pouvez le désactiver dans les options.

Pour finir, sachez que le jeu se rapproche plus d’un jeu d’action que d’un RPG : ne vous attendez ni à un Xenoblade ni à un Skyrim, le second volet étant encore moins RPG. Bioware l’a expliqué, chaque jeu d’action est un peu RPG, que ce soit dans ses quêtes ou dans sa façon d’XP.

Mass Effect 2 est donc un excellent jeu, peut être un peu trop action au goût de certains, mais une chose est sûr : plus épique tu meurs !