[Critique] : Prometheus

Même en n’étant pas un immense fan d’Alien, Le Huitième Passager est celui que j’apprécie le plus. Ridley Scott nous avait pondu un chef-d’oeuvre, mais qu’en est il de Prometheus ? Arrive t il ne serai-ce qu’à la cheville du film de ’79 ? Vrai Prequel ou faux re make/boot ? (No spoil dans la critique)  Ce qui frappe dès la première image, c’est la beauté des images, de plus tournées en 5K. Sans parler du côté technique, rien que l’intérieur du Prometheus a un aspect particulier : la patte Scott, sûrement ! Ensuite des images de planète ressemblants à des photos de Science & Vie à des passages de dingues comme celui de la tempête, on est figé sur son siège. Durant les 2h du film, même me plus nerveux ne bougera pas d’un iota (c’est du vécu ^^), que ce soit pour les moments d’action saisissants ou ceux de calme, on y est ! Les décors eux sont d’un beauté frappante, peut être comme le jeu des acteurs ! Acteurs pour la plupart excellents, mention spéciale à Michael Fassbender, androïde de l’équipage ne rêvant pas de moutons électriques (celui qui trouve le rapport est un vrai connaisseur), autant dans des moments d’actions où ils sont malmenés que dans ceux calme … Calme qui me rappel sans cesse la touche du Nostromo, et la virtuosité du réalisateur filmant en plans larges le silence le plus total ! D’ailleurs une scène jouée par Noomi Rapace, qui a fait faire des cauchemars à cette dernière pendant des semaines selon ses dires, restera dans les mémoires comme  celle du repas dans le premier alien !

Mais alors, est-ce vraiment un prequel ? Oui, indéniablement. Car nous n’avons pas affaire à un opus d’Alien, mais bel et bien un opus de la franchise Prometheus, malgré les références. Parlons maintenant des moments plus agités : dotés d’une photo magnifique, virant dans le gris-bleu, eux aussi, ils ne vous feront pas aussi peurs que ce qu’à annoncé Ridley Scott. Car non, l’histoire n’est pas celle d’une chasse à l’homme ni d’une chasse au montre mais d’une découverte scientifique. Bien sûr, il y a des petits moments de frisson, mais pas de grande frousse ! Certains moments sont aussi biens dégueulasses, l’interdiction aux moins de 12 ans est justifiée ! Et le scénario alors ? A la hauteur. “Seulement” à la hauteur ? Pour tout vous dire, c’est le seul point qui m’a un peu déçu. Certains passages sont un peu laissés en suspens, comme celui de l’intro, que je reverrai en BluRay, et les méchant n’ont pas ce petit truc qui fait qu’ils resteront dans les anales, à part leur casque connu du Space Jockey…. Parfois, Prometheus part aussi dans le grand spectacle, ce qui n’est pas à déplorer, mais qui en gênera quelques uns … Pour conclure, je parlerais de la 3D : géniale. Pas par rapport aux objets qui sortent de l’écran (ce qui ne servirai pas à grand chose…), mais dans la qualité de la Real3D. Ainsi, aucun mot de tête, aucune gêne, aucun dédoublement d’image (sauf sur une lune au début), aucun assombrissement ! Les images ne perdent pas leur définition (quel bonheur, on apprécie d’autant plus le tournage en 5K !) et paraissent naturelles, on s’habitue à la 3D à un point qu’au bout de deux heures on a oublié que des lunettes sont sur notre nez !

Pour conclure, Ridley Scott a signé un grand film de SF, qui n’a peut être pas comblé les attentes de certains, mais Riddy n’allait pas voler le feu des dieux 😉