[Critique BluRay] : Les deux tours (version longue)

Il n’y en a pas tant que ça, des sagas marquant leur temps, et avec tant de qualités. Car il y a souvent un épisode décevant, voir plusieurs : ne parlons pas de Matrix Reloaded / Revolutions. Ou de La menace Fantôme. Certaines sagas n’ont même qu’un seul épisode relevant du chef d’oeuvre : Le Huitième Passager est pour moi bien meilleur que Aliens (après chacun ses goûts hein, je préfère Scott à Jeunet …) Et Le Seigneur des Anneaux est une trilogie qui, en plus d’avoir marquée son époque, est quasi parfaite.

Rappel : Ceci est le test de la version longue faisant partie du coffret 6 BR / 9 DVD, non de la version courte dont l’image a beaucoup été critiquée (et pas en bien …).

Et de plus la critique des Deux Tours ! 

Critique Artistique : Frodon continue sa quête pour détruire l’Anneau Unique, accompagné de son fidèle Sam et d’un guide à l’hygiène et l’humeur suspectes, tandis que le reste de la communauté essaie de retrouver Merry et Pippin, enlevés par des Orques … Bref rien ne va plus en Terres du Milieu. Commençons par parler du personnage emblématique de ce second volet, ayant marqué une génération entière, un peu trop à mon goût (-T’aime le seigneur des anneaux ? -Ouais, mon précieux tavu lolilol), le sublimement crasseux et charismatique Gollum/Sméagol ! L’incroyable Ady Serkis a réussi à rendre humain un personnage ne devant qu’être au début que des images de synthèse (sans Motion Capture), personnage bipolaire et schizophrène à souhait étant indispensable au bon déroulement de l’intrigue.

Bon revenons à notre histoire : dans Les Deux Tours, Peter Jackson reproduit les mêmes qualité que le premier épisode  : le film n’est pas une adaptation stricte du livre, ce qui est loin d’être une mauvaise idée, car du coup aucun temps mort n’est à signaler ! La fin du roman n’est d’ailleurs présente que dans la suite. Le scénario est donc toujours aussi intéressant à suivre, nous proposant cette fois une communauté aussi brisée que son héros, et conserve ses excellent acteurs, auxquels s’ajoutent Bernard Hill (Theoden), Brad Dourif (Grima) et David Wenham en Faramir. Côté musique, on prône toujours l’excellence, avec de nouveaux thèmes inoubliables et donnant des frissons (La dernière marche des Ents <3), indissociables au film ! Outre les nombreuses qualités de la narration, réalisation et du montage, il ne faut pas oublier le grand final du film : deux batailles, dont une de plus de 20min. Et ici, on monte un cran au dessus du premier, niveau combat : normal, des dizaines de milliers d’Orques contre des hommes et des invités surprises, ça ne peut être qu’épique … De plus les effets se sont améliorés depuis le précédent opus (explication des bonus : processeurs 4 x plus puissants) , et malgré des fonds bleus qui se sentent lors des passages avec Sylvebarbe, on ne doute pas de l’armée Uruk Kai une seconde ! Sans oublier les innombrables maquettes toujours aussi impressionnantes …

La Terre du Milieu est une fois encore infaillible, crédible grâce à ses multitudes de détails, qu’ils soient immenses (comme le château de Rohan …) ou quasiment imperceptibles, ses personnages attachants, sa musique envoûtante et sa réalisation sans faille …

Immanquable² ! 

Critique Technique :

Tournage : Argentique 35mm

Format : 2.35

Pistes Son : VO & VF en DTS HD MA 6.1

Débit moyen : 35 à 40 Mbps

Une fois de plus, cette galette envoie du lourd … Du très très lourd !

Comme dans La communauté de l’anneau (version longue, of course), le film conserve un magnifique grain, souvent discret, un piqué de fou et une colorimétrie sans faille. C’est simple, à part quelques secondes où c’est la fête à l’image granuleuse, on est comblé durant les 3h30 de film. Car des détails des vêtements à la barbe de Gandoulf, impossible pour un fan de passer à côté ! D’ailleurs les seuls petit défauts (du genre l’arrivée à Rohan et la rencontre avec Théoden) que le film présente me fait douter de ma TV. Et niveau son, dire que le tout s’en sort très bien serait peu. Tout est clair, puissant, envoûtant (comme la musique) … Bon je ne peux pas juger les effets de Surround du 6.1, mais le DTS-HD est une fois de plus incroyable. La VO comme la VF, d’ailleurs, même si je préfère la première, qui sont toutes les deux stockés à un débit surpassant les 4 Mo/s … Aieaieaie !

Niveau bonus, on a encore droit aux 3 DVD, les bonus n’étant bien sûr pas en HD, et là aussi nous sommes gâtés : plus de huit heures de bonus plus intéressantes les uns que les autres, dont une dizaine de documentaires allant encore une fois de la pré à la post production, sans oublier le bonus caché dans chacun des BluRay, lui aussi bien sympa ^^