[Preview] Assassin’s Creed III

Et 1, et 2, et 2.1, et 2.2, et 3 ! Tout fraîchement débarqué, le nouvel opus de la saga était attendu au tournant : énième suite se contentant de quelques améliorations ou véritable (r)évolution ? Vous le savez sûrement déjà,et voici mon avis sur Assassin’s Creed III !

Passons l’introduction où l’on contrôle Desmond, heureusement assez courte, pour nous intéresser à la partie la plus intéressante de tout Assassin’s Creed, celle “historique”. Non pas que le présent soit totalement inintéressant, mais il faut avouer que l’histoire pseudo science-fictionnesque sur fond de fin du monde et de divinités mythiques fait assez série B, et pâle figure devant la richesse scénaristique du reste …. Bref, tout commence avec un assassin,  un certain “Haytham Kenway”, s’infiltrant dans un opéra afin d’éliminer une cible. Premier constat : le jeu est beau. L’opéra fourmille de détails et de couleurs, les réactions des spectateurs sont assez variées, et changent un peu de celles auxquelles les précédents opus nous avaient habitués, puis la séquence d'”exfiltration” s’avère elle aussi très réussie. Nous sommes au XVIIIe siècle, les couleurs et les costumes sont donc bien sûr beaucoup plus vifs, et c’est un régal pour les yeux, tout comme les visages, nettement améliorés, ainsi que l’IA, qui comme écrit plus haut a des répliques beaucoup moins linéaires.

S’en suit une séquence sur un bateau. Premier constat, il est énormément travaillé -tout comme le reste, et nous permet d’aller n’importe où, que ce soit sur le pont, sur le mat ou dans la cale, et même si le passage ne sert que de prologue, malheureusement un peu long, il s’avère extrêmement sympathique et assez original. Second constat : l’interface. Elle est aussi différente du 2 (et de ses suites) que de ce dernier par rapport au 1. Beaucoup plus claire et épurée que dans AC Revelations, l’ATH se contente maintenant d’un mini-map et de la barre de vie (se régénérant automatiquement) ainsi que de deux icônes d’armes. Fini les quatre coins chargés ! Même les menus sont différents, ce qui ne me déplaît pas, à vous de voir.

On arrive ensuite à Boston, ville beaucoup moins grande que Rome ou Constantinople puisque ce n’est qu’une petite partie de la surface totale. Le level design est aussi fouillé que ces dernières, et la ville aussi agréable à parcourir ! De plus, Boston parait encore plus vivante grâce à l’apport d’animaux (chiens, chats, cochon…) avec lesquels on peut interagir et des cachettes mouvantes, comme des chariots où l’on peut se cacher si on est poursuivi. Poursuivi par des ennemis qui ne sont bien sûr pas des gardes mais des soldats anglais, armés de “vrais” fusils. Le combat, parlons en. Les ennemis restent beaucoup moins inactifs qu’auparavant, n’hésitant pas à vous attaquer, et le système de combat est largement changé, puisqu’on ne retrouve pas l’habituel “r1-carré”, mais une combinaison de contres, de ripostes et de brisage de garde, ce qui donne aux affrontement une dimension plus réaliste mais aussi plus dynamique, et dénué de ralentis inutiles. Les soldats peuvent même vous tirer dessus, et le seul moyen de s’en tirer est de se servir d’un bouclier humain. Bien sûr, le tout reste assez “grand public”, mais beaucoup moins “casual”. D’ailleurs, l’IA des ennemis est malheureusement toujours aussi débile, un garde pouvant vous ignorer si vous êtes entouré de feuilles … On a aussi un bref aperçu de la forêt avec Haytham, même si on ne peut pas beaucoup grimper dans les arbres, ainsi que de sa faune, pouvant vous attaquer, et les déplacements dans la neige sont assez biens fait, puisque le héros se déplace plus ou moins aisément selon son épaisseur.

Mon parcours s’arrête au début de l’histoire de Connor. Le héros, encore enfant, peut grimper aisément aux arbres (!), élément tout a fait inédit dans la série et assez grisant, mais aussi d’armes on ne peut plus originales : Tomahawk, Arc, Dague à corde … Ce n’est pas pour rien que le bougre est à moitié indien ! Voir le personnage principal se balader en forêt suffit à démontrer que le jeu est vraiment différent des autres, et les 3 ans de développements se sentent. Chasser change des assassinats sur sur les toits …

Bien sûr le jeu possède des points faibles, comme une IA assez faible et des bugs un peu partout, même si assez discrets. Mais Assassin’s Creed III est tellement différent des opus précédents et propose un tel nombre de possibilités avec un scénario qui s’avère à première vue vraiment intéressant qu’il s’annonce comme prétendant au titre de jeu de l’année. Rien que ça.