[Critique Bluray] The Dark Knight Rises + Déballage du Collector !

Voici la critique du BluRay de The Dark Knight Rises, dont nous avons fait la critique lors de sa sortie ciné ici, dont la critique artistique ci-dessous est plus un avis défendant Nolan face à certaines critique. Et puis partie technique, j’essaierai de garder mon calme par rapport au transfert époustouflant de l’IMAX. Sans oublier des photos de l’édition collector !

Critique Artistique :

Lorsqu’on évoque The Dark Knight Rises, pas mal de personnes vous dirons qu’ils ont été déçues. Ce que je comprends très bien … Mais je ne l’ai pas été. Explications !

The Dark Knight n’a déçu personne : comment pouvait on l’être ? Un thriller bien noir dans un monde de “super-héros” avait surpris, même si Batman Begins était lui aussi très bon ; et grâce au talent de ses acteurs et de son réalisateur, le film a été propulsé à la place -méritée- de chef d’oeuvre. Et à l’approche de Rises, beaucoup de personnes se sont attendues à un thriller dans le même style de son prédécesseur, avec la même noirceur … Ce qu’il n’est pas, et ne prétend pas être. Rises se situe à mi-chemin entre Batman Begins et The Dark Knight, aussi  profond (plus qu’il ne le parait) qu’héroïque !

Batman n’existe plus au début du film : Bruce Wayne n’en a plus besoin depuis huit ans, durée pendant laquelle il n’a cessé de se morfondre, blessé par la chute qui a tué Harvey Dent, et n’ayant plus d’échappatoire pour évacuer sa colère. Durant 2h40, le film enchaîne les moments épiques, inoubliables, touchants, incontournables, autant marquants qu’originaux. Le prologue est aussi mouvementé que le casse du Joker, voire plus, et de la première à la dernière minute, le temps passe vite. Trop peut-être : on a droit à certaines ellipses tout à fait louables, qui n’aurait fait qu’allonger la durée du film (si vous avez des doutes, je me ferai un plaisir de les justifier … Avec la meilleure foi possible !) .  Bon ok, un passage du jour à la nuit est maladroit, mais c’est tout ! Christopher Nolan reste fidèle à ces principes, et la plupart des scènes sont tournées avec peu d’effets spéciaux … Comme la scène de l’avion ! On retrouve avec plaisir Hans Zimmer, qui non content de reprendre les meilleurs thèmes de la trilogie, nous offre des thèmes phénoménaux, comme celui de Why Do We Fall frissonante ou celui de Bane, Gotham’s reckoning. En parlant du loup (on en voit le masque), Tom Hardy n’a pas à rougir face à la prestation du Joker : son jeu est excellent, se concentrant dans le regard, et sa voix (en VO) marquera les esprits. Bane n’est certes pas aussi tordu que le Joker, mais constitue une menace sans pouvoirs mais qui semble inarrêtable !

Quand au final, n’oubliez pas que nous sommes dans un film de Sir Nolan … On l’interprète de la manière que l’on veut :p

The Dark Knight Rises est donc pour moi une vraie réussite, conclusion épique d’une trilogie dorénavant culte !

Nolan - IMAX

Nolan – IMAX

Critique technique :

The Dark Knight est, avec Batman Begins, mon premier Bluray : j’ai dû le voir autant de fois qu’ Inception … Inutile de vous dire que les quelques scènes en IMAX présentes dans la galette me sont familières ! Qu’en est il de cette suite ?

The-Dark-Knight-Rises-Blu-Ray-FranceTournage : Argentique 35mm & 65mm (IMAX)

Format : 2.40 et 1.78

Pistes Son : VO DTS HD MA 5.1, VF en DolbyDigital 5.1 640 kbps, Espagnol, Italien, Allemand et Thailandais en DolbyDigital 5.1 448 kbps (…)

Débit Moyen : 25-30 Mo/s

Mister Nolan aime bien tourner ses films avec peu d’effets numériques et de l’argentique. D’ailleurs c’est le premier à avoir tourné des scènes d’action, caméra (de 30 kg !) à l’épaule, en IMAX, format surpassant en tout point n’importe quel format numérique actuel ! De plus, sur nos pauvres TV Full HD, l’image n’est pas “encadrées de bandes noires “, ce qui nous plonge encore plus dans le film ! Ici, c’est 1h de scènes incroyables tournées dans ce format qui vous attendent, et ce -à l’instar de TDK- dès l’intro, avec une scène tournée “pour de vrai”, où un avion démembré se fait tracter par un autre au dessus de paysages écossais : jamais je n’avais vu ça en BluRay ! Ce qui se passe à l’écran est tout simplement bluffant, et encore ce n’est pas le seul passage de cette envergure ! Sans rien dévoiler, vous aurez droit à la plupart des scènes importantes de cette manière, que ce soit le stade, le combat contre Bane, une certaine scène d’escalade ou celle de Wall Street. Bien sûr, il y aussi des scènes “normales”, tournées “normalement”, mais même si elles sont irréprochables, elle paraissent simples face à l’hallucination de l’IMAX. Pourtant, elles en ont sous le capot, mais demeurent incomparables. Aucun grain gênant à signaler !  Du côté de l’image donc, on a affaire à la crème de la crème, au haut de gamme des BluRay, même sur une petite diagonale !

Quoique côté son aussi ; on a droit à une VO en DTS HD Master Audio qui s’annonce elle aussi comme top démo : les murs ont tremblés (les voisins aussi) ! La piste est d’une puissance incroyable, les surrounds n’en font pas des tonnes mais le font parfaitement bien, d’une netteté sans faille ! Par contre, niveau VF, on a droit à du simple Dolby Digital, haut débit certes, mais qui  n’explosera pas les vitres du salon. La raison ? Warner, à son habitude, a décidé de commercialiser un seul Bluray pour toute l’Europe ! On se retrouve avec 6 pistes différentes, pas étonnant qu’il ne reste plus de place …

Et dans le genre politique d’édition de Warner, un seul BR pour l’Europe se traduit par un menu intégralement en anglais, que ce soit pour le film ou les bonus ! Bien sûr, les sous-titres sont disponibles (encore heureux …), mais les titres des bonus ne sont pas traduits … Heureusement, ils s’avèrent très bon. Tout d’abord un documentaire d’une heure sur la Batmobile, vraiment intéressant, revenant sur toutes les voitures de Batou au long de sa carrière, avec interview des différents réalisateurs (sisi, même Schumacher entre Burton et Nolan !) et d’Adam West, le Batman de 1966. En plus, on a bien sûr droit aux vidéos de production du film, d’environ 2h, incontournables pour tout fan qui se respecte, sous forme de petits documentaires d’une dizaine de minutes.

Top démo ! 

Un mot sur l’édition Collector : 

Je ne pouvais pas la rater celle-là ! J’ai acheté l’édition collector “masque” à 60 euros sur Amazon, ce qui coûte un peu cher mais qui demeure une édition on ne peut plus soigner. Passons la boite, assez belle mais un poil abîmée par le facteur (ils les recrutent où ?), voyons le masque, magnifique. En résine, d’une bonne taille, il présente d’excellentes finitions, et pleins de petits détails comme des petites fissures de part et d’autres, sans jamais être trop présentes, ainsi que de la fausse “poussière”, qui feront le plus belle effet sur votre étagère. Le socle est assez grand, le titre étant en “relief”, sobre, classe, point. Le boitier des disques est rangé à l’arrière, et est selon moi le seul défaut de l’édition : quitte à le fournir à part, pourquoi ne pas avoir mis le vrai boitier ? Ici, on a droit à une boite à camembert assez laide, quoique sobre, avec un autocollant collé par des petits Taiwanais par dessus. La grande classe quoi ! Bon j’exagère un peu, surtout que le boitier ne se voit pas … Bref, à  posséder pour tout les fans de la chauves souris !