[Critique] Borderlands 2

Mélange des genres Borderlands premier du nom faisait une entrée fracassante dans le monde vidéoludique il y a de cela quelques années. Annoncé comme le messie des FPS (genre coulant sous les FPS militaires/réalistes dénués d’une once d’originalité) sons successeur, Borderlands 2, entends bien remuer la planète des shooters grâce à son mélange FPS/Hack’n Slash aussi incongru et inattendu que génial.

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Tout commence par une cinématique bourrée de vitamines C, nous présentant l’ambiance, les différentes classes et le scénario : 5 ans après les évènements du premier opus, Hyperion a totalement changé de visage, les immenses étendues désertes qui régnaient ont cédé leur territoire à des étendues de glaces et de verdures où, des faunes locales bien spécifiques se sont développées.

Un des principaux défauts du premier volet (c’est à dire son manque de variété dans les décors et les ennemis) est donc corrigé, on verra cette fois-ci vraiment pas mal de décors différents, et il y a un panel assez important d’ennemis, tous ayant des caractéristiques et des façons de les aborder différentes. Cette impression  de faire toujours face aux même situations (des Skaggs du désert, des Skaggs du désert…) si présente dans Borderlands premier du nom s’estompe donc. Un vrai bon point dans ce genre de jeu.

Graphiquement le jeu s’en sort bien, avec des effets lumineux plutôt réussis, des décors travaillés et l’effet cell-shading si cher à la licence toujours aussi agréable. Dans les combats, ça pète de partout de bien belle façon notamment grâce aux effet lumineux et aux explosions diverses et variées, ce qui fait toujours plaisir à nos petites rétines.

Abordons maintenant le gameplay ; le premier Borderlands avait réussi à créer la surprise auprès des gamers grâce à une recette mixant FPS et Hack’n Slash pour un résultat vraiment réussi. Le premier opus ne change pas ce melting-pot miraculeux dans le fond, mais recalibrant le tout de bien belle manière, rendant le jeu plus agréable à parcourir que le premier opus. On se retrouve donc avec des gunfights super nerveux, des armes en abondance (il y en existe une quasi-infinité) possédant presque toutes un bon feeling et des sensations assez bonnes. La parti Shooter est donc très agréable et on sent que Gearbox on réellement bien bossé sur ce point là.

La partie Hackn’Slash est sensiblement la même que dans le premier opus ; au départ on a le choix entre différentes classes, quatre en tout. Un assassin habile aux snipers mais également au corps à corps grâce à son sabre, et pouvant tromper son adversaire en se rendant invisible et envoyant une sorte d’hologramme de lui-même au combat, son opposé, un gros tank plein de muscles et de force brute plutôt doué pour bourriner, un commando plutôt polyvalent, pouvant faire appel à une tourelle et une sirène elle aussi assez complète pouvant neutraliser un ennemi et le faire flotter dans les airs. A noter que d’autres classes sont disponibles en DLC (payant bien sûr). Personnellement j’ai fais le jeu (en parti tout du moins) plusieurs fois, et j’ai pu essayer l’assassin (mon préféré), le gros bourrin et j’ai rapidement testé le commando, tous sont assez agréables à jouer et permettent des approches du jeu différentes.

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Une fois sa classe choisie on a accès à une arbre de compétences quésako ? Il permet  tout simplement de définir son style de jeu, et l’orientation que l’on souhaite donner à son personnage. A chaque niveau gagné on obtient un point, qui nous permet de débloquer une amélioration de son personnage (par exemple, augmenter l’efficacité de sa compétence spéciale). Il y a pas mal de possibilités et cela permettra aux joueurs de choisir leur style de jeu.

Toujours dans cette optique de choisir la façon que l’on veut pour aborder le jeu, on choisira tout son équipement : des armes à l’armure en passant par le mode de classe. Si cela ne vous paraît pas vraiment très neuf par rapport à son prédécesseur, sachez tout de même que les interfaces sont bien plus propres et moins bordéliques, et que tout est vraiment bien calibré, la sauce elle prenant toujours aussi bien.

La durée de vie est juste énorme, une fois l’aventure principale finie, il reste une tonne de choses à faire, une montagne de missions secondaires étant proposées et la coop qui est elle vraiment bien pensée, vous permettra de vous amuser avec des amis pour encore plus de fun et vraiment profiter de toute la richesse de ce soft.

Grâce à son ambiance totalement décomplexée, son gameplay toujours aussi prenant et affûté, et sa coop véritablement jouissive Borderlands 2 s’impose clairement comme un des meilleurs jeux de cette année et par la même occasion une de mes meilleurs expérience vidéoludique de 2012.